Art Souterrain

Galerie Art Mur

Expositions satellites

Du 5 mars au 23 avril 2016
Galerie Art Mur

Deux processus se mettent en œuvre dans l’appréciation d’une œuvre d’art : l’appel aux sens et l’amorce d’une réflexion. Le spectateur placé devant une œuvre d’art peut éprouver une variété d’émotions, allant du pur plaisir esthétique au dégoût viscéral. Il est amené à s’interroger non seulement sur ce qui est donné à voir en tant qu’objet, mais aussi sur la capacité d’évocation de l’œuvre, sa résonnance particulière suivant le vécu, la sensibilité et les connaissances de chacun.

Karine Giboulo : Broken Circle
Une installation de figurines qui aborde le thème de l?assimilation culturelle des minorités autochtones. Ce témoignage d?une histoire atroce par le biais de la compassion et du regret se veut une reconnaissance des souffrances imposées aux peuples des Premières Nations du Canada. 

Dans le but de réaliser un projet sur le « génocide culturel »1 des peuples des Premières Nations, Karine Giboulo s’est rendue au sein de différentes communautés autochtones du Québec. Broken Circle est le résultat de cette recherche. Désirant amplifier la récente prise de conscience à l’échelle nationale, l’artiste explique que le sujet choisi ne concerne pas uniquement les autochtones, mais bien l’ensemble des Canadiens.

L’œuvre Broken Circle est une installation circulaire de huit pieds de diamètre qui présente de nombreuses scènes par le biais de personnages et objets minutieusement sculptés. Le cercle représente à la fois l’unité familiale et le territoire des peuples des Premières Nations. Brisée de part et d’autre, la narration y survient en plusieurs temps.

Zeke Moores: Wasted
En donnant un air d’opulence à des objets souvent considérés comme anodins, Zeke Moores réitère leur importance et crée des artefacts. Ses sculptures réalisées à partir d’objets que l’on ne voit plus, soulignent que l’art peut jaillir de n’importe où. 

Si depuis Duchamp l’utilisation de l’objet en art n’est pas matière à réel débat puisqu’elle est omniprésente, les artistes se doivent d’user de stratégies pour ne pas tomber dans la simple équation : si tout peut être art, l’artiste n’a qu’à choisir ce qu’il élève au statut d’œuvre. Il serait facile de plonger dans un discours où l’objet utilitaire et anodin bêtement sorti de son contexte justifie son édification. Car le quotidien a toujours fait partie de l’art, ce ne sont que les motifs et les formes qui se sont transformés avec les époques et les courants. Dans la pratique artistique de Zeke Moores, le rapport aux objets qui nous entourent permet de développer une réflexion sur leurs significations culturelles et sur le système de valeurs qui les régit. Il voit une certaine hiérarchie entre les objets qui se définie par l’importance que nous leur accordons, leurs usages et certainement par la notion de rareté. Ce système est économique et influence la symbolique que nous leur concédons. L’artiste se joue de ces rapports en les contrecarrant grâce à certaines habiletés tenant plus de l’appropriation que du simple déplacement d’un contexte à un autre.

Les œuvres de Moores sont des objets du quotidien qui sont magnifiés par les matériaux avec lesquels ils sont fabriqués. Un transfert est opéré alors qu’il reproduit les objets, ici en aluminium ou en bronze, grâce au moulage au sable, technique qui impose la destruction des objets d’origine. Fait qui n’est pas à négliger car ils deviennent ainsi unique, il sont littéralement transformés en œuvres et acquiert une valeur plus importante que leur modèle. Ils deviennent artéfacts. De plus, grâce aux matériaux utilisés, ils paraissent maintenant plus solides, voire indestructibles. Si Zeke Moores les reproduit sans en transformer les qualités plastiques, c’est certes pour mettre l’accent sur leur banalité, mais surtout sur le poids de ce qu’ils nous évoquent et les références qu’ils imposent.

Patrick Bérubé: Around 3:59
Envisagé comme une réflexion critique et sociale, Around 3:59 est un mélange délirant de revers, d’insuccès ou de petites détresses. Une installation qui compte autant de calembours que de petites anecdotes absurdes de la vie quotidienne.  

Vers 3h59, les aiguilles de l’horloge ont presque fait le tour du cadran. Elles tracent les 360 degrés d’un cercle et les 60 minutes d’une heure, mais elles n’ont pas complété leur trajet. Tout comme les aiguilles de l’horloge, sommes-nous condamnés à répéter les mêmes mouvements ? Pouvons-nous altérer les cycles qui se répètent d’une génération à l’autre et donnent le sentiment d’un éternel recommencement.

Avec Around 3: 59, Patrick Bérubé nous invite dans un environnement à la fois étrange et familier. À l’entrée de l’exposition, un nuage qui rappelle une enseigne néon semble flotter au-dessus de nos têtes. Est-ce que ce nuage représente le « Cloud » du « Cloud computing, » cette méthode de distribution informatique dématérialisée ? Ce lieu de stockage insaisissable s’est-il matérialisé en icône lumineuse ?

 

Holly King: Edging towards the mysterious
Samedi 12 mars entre 15h et 17h 

À travers un catalogue de 3 décennies de production artistique, le public est invité à suivre le développement du langage visuel de Holly King, depuis ses débuts comme artiste performeur, jusqu’à son adoption de la photographie.

ACTIVITÉS GRATUITES

5826, rue St Hubert, Montréal, QC, H2S2L7  

http://artmur.com/

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